dimanche 19 novembre 2006

Où on est pas trop là

Comme prévu, je rame à faire des mises à jour régulières.
Mais ce n'est pas par surcroit de travail comme je l'aurais pensé mais pour autre chose.

Premièrement et basiquement, je perds régulièrement mes paramètres de connexion.

Deuxièmement et péniblement, j'ai envie de groumpfer, et je n'ai pas non plus envie de vous gâcher vos journées en rouspétant.
Alors, rapidement et savagement, je vous fais part d'un peu de bleu (oh yeah...) : SORTEZ MOI DE L'IUFM !!
Voilà c'est dit, j'en peux plus des cours "stylo-quatre-couleurs", des projets à faire en tous sens (mais sans en avoir...de sens) et des classes considérées comme des réservoirs à cobayes.
D'ailleurs on parle beaucoup de pédagogie, de projets, de tas de trucs à faire plus ou mois obligatoire, mais jamais de la matière première, à savoir : le nenfant. Ce truc est si petit qu'on l'oublie. Ce machin qui geint "Maîkreeeeeeeeeeeeessse!" et qui te regarde avec des yeux plein d'amour. Cette chose dont il faut s'occuper...
Ben non, c'est inconnu là-haut, à l'IUFM.
ça n'existe pas.
On a juste un "groupe classe", objet pas très identifié, où il faut caser un max de chose à faire pour l'IUFM, et non pour eux.
Quid de l'enfant, de ses états d'âme, de ses besoins, de ses envie?
On sait pas, on en parle pas...chuuttt, ça pourrait réveiller l'enfant qui est en nous. Restons mloin de la réalité, c'est plus prudent.

Parce que n'oublions pas que nous travaillons pour l'IUFM et non pour les enfants, pour un mémoire (LE MEMOIRE) et non pour la pédagogie.
S'il y a tant de dépressifs dans l'éducation nationale, c'est qu'on les prépare dès leur formation. ça s'apprend la dépression, le nervous breakdown...C'est tout un art et il faut commencer tôt!

Allez, j'ose paraphraser : "Ah quels pédagogues nous étions quand nous n'avions pas le soucis de la pédagogie!".

Ceci dit, à l'éclairage de mon ressentiment, tout n'est pas noir. Il y a des profs sérieux qui ne se prennent pas au sérieux et qui osent avouer leur limites. Des qui répondent aux mails qu'on leur envoi (mais pas le prof d'info, le seul, qui au vu de sa matière, devrait bien savoir comment fonctionne un mail), qui nous guident et nous conseillent. Qui sont là pour nous et pas pour l'IUFM.
Il y a aussi des cours de guitare qui me permettent d'oser enfin amener l'instrument en classe et...chanter avec les enfants!!
Il y a aussi un groupe avec des chouettes copines et copain (oui, il est tou seul) où on se soutient les coudes et où on craquent tous joyeusement, mais ensemble...

Bref...
Je travaille à renverser la vapeur et à profiter de la vie.
Le seul jour de la semaine qui compte pour moi est le mardi, jour où je suis dans ma classe.
Avantage : une semaine de 1 jour...qui dit mieux??
Et le reste du temps...on pense à ceux qu'on aime.
Bon, là, je dis ça, maintenant reste à le faire. On se détache, on s'envole...
Work in Progress.


La citation est de Daniel Pennac, vous l'aurez reconnu.

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