vendredi 22 juin 2007

Où je vais bien, ne t'en fais pas.

Avez-vous remarqué comme les bons moments ne perdurent pas? J'entends par là les bonnes choses qui nous arrivent, les grandes joies, les petits bonheur.
On les vit intensément, on les partage.

Mais le temps passé, lorsqu'on y repense, on n'éprouve plus la même joie. On y repense en souriant mais le coeur ne bat plus aussi vite, il ne manque plus d'éclater sous la pression. La tête ne nous tourne plus et aucun besoin de sautiller sur place en hurlant "YEPEEEEEEEEEEE !!".

Alors que les douleurs, les peines, lorsqu'on y repense, lorsqu'on se les évoque, reviennent avec leur charge émotionnelle.
On revoit les images, on revit la scène, et les larmes nous viennent aux yeux.

Alors quoi?
L'esprit est masochiste et préfère peut être ressentir les mauvaises choses ...
C'est bien dommage parce que mes grands bonheurs j'aimerais bien les revivre tous les jours.
Alors que les petits malheurs reviennent parfois par vague. On croyait être passé dessus et au détour d'une phrase, d'une image, d'une odeur ils nous reviennent, nous assaillent et nous assomment.
Tous ces moments difficiles qu'on estime avoir digéré, qu'on croyait même avoir oublié et qui pourtant font toujours aussi mal.

Contre mauvaise fortune, bon coeur, je liste mes petits bonheurs de chaque jour. Ces petites choses que l'ont se crée et qui font du bien à l'âme.

L'odeur du café au réveil, celle des pancakes que je prépare pour une tablée d'amis, les personnes avec qui j'aime être, les notes d'une chanson que j'aime, les phrases de mon auteur préféré ... "à tout à l'heure" murmuré à l'oreille (c'est bien plus fort).
Puisque l'esprit fait de la discrimination au bonheur, je lutte avec ces petites choses qui font mes grandes journées.

Et pour illustrer, je remercie Marie de m'avoir fait découvrir un artiste l'an dernier. J'ai mis le temps à me l'approprier et le voilà :

J'ai constaté que la douleur était une bonne source d'inspiration
Et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu'un peu trop répétitifs
A croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t'ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai décidé de changer de thème
D'embrasser le premier connard venu pour lui dire je t'aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d'envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C'est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l'ai écrit avec une copine, elle s'appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles

Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l'existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t'a pas vraiment menti, c'est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y'a tellement de choses à gagner
J'aime entendre, raconter, j'aime montrer et j'aime voir
J'aime apprendre, partager, tant qu'y a de l'échange y'a de l'espoir
J'aime les gens, j'aime le vent, c'est comme ça je joue pas un rôle
J'ai envie, j'ai chaud, j'ai soif, j'ai hâte, j'ai faim et j'ai la gaule
J'espère que tu me suis, dans ce que je dis y'a rien de tendancieux
Quand je ferme les yeux, c'est pour mieux ouvrir les cieux
C'est pas une religion, c'est juste un état d'esprit
Y'a tellement de choses à faire et ça maintenant je l'ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d'en profiter
Dans la vie j'ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c'est pareil
J'ai tout le temps l'oeil du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles

C'est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j'ai compris les règles du jeu, ma vie c'est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur
J'ai envie d'être au coeur de la ville et envie d'être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j'ai envie d'embrasser ma mère
J'ai envie d'être avec les miens et j'ai envie de faire des rencontres
J'ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m'en rends compte
Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie »
Mais j'étais de bonne humeur et même mon stylo m'a souri
Et puis je me suis demandé si j'avais le droit de pas être rebelle
D'écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m'en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble
La vie c'est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles

La vie c'est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles


C'est Grand Corps Malade. On aime ou on n'aime pas. Mais les paroles sont assez fortes pour que chacun s'y retrouve.
Lorsque Marie m'a fait écouté cette chanson, j'ai pensé : "Tiens! C'est un peu de moi ça...".
Pas toujours c'est vrai. Pas en ce moment c'est certain. Mais ces mots dits par un autre c'est un peu ma philosophie.

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