lundi 18 juin 2007

Où on cherche ses racines.

Il y a des jours avec et des jours sans.
Après mon vendredi feignasse, j'enchaîne sur un week-end revival où je revois des ami(e)s très proches pour fêter le pacs d'amis tout aussi proches.
De ceux et celles qui font partie de mes racines.
De ceux et celles que je peux appeler à 3 h du mat et dire juste "ça va pas.".
De ceux et celles que j'ai au téléphone parfois, et avec qui la conversation reprend où on l'avait laissée la dernière fois, le mois dernier, l'an dernier (et d'autant plus que je ne suis pas trop fan du téléphone).

Et de revoir ceux et celles là, m'a raccroché à la vie qui revient, et à ceux et celles qui n'étaient pas là ce week-end et qui me manquent aussi.

Parce que ça aussi je l'avais oublié.

A me maintenir la tête hors de l'eau pendant 9 mois, tenter de surnager et me laisser porter par le courant j'avais aussi lâché prise sur ces gens là.
Et parfois arroser un peu ses relations pour ne pas qu'elles fanent.
Parce que c'est eux et elles.
Parce que c'est nous.

Mes racines c'est ma famille, ça on est tous d'accord.
Mais c'est aussi mes amis de longtemps, ceux du coeur (ceux du coup de fil de 3 h du mat).
Ceux qui habitent près de moi (une diaspora corse dans mon quartier, une rencontre de fac qui devient une présence chère et un ami d'amie qui devient un ami),
celles qui sont un peu plus loin mais à un coup de voiture,
celle qui est partie loin dans la grisaille mais qui y a trouvé l'amour (et rien que pour ça, ça vaut le coup d'être loin de moi),
ceux qui sont restés là-bas, à portée de bateau,
celui qui va bientôt venir ici parce qu'il a trouvé l'amour un peu plus haut dans ma liste et rien que pour ça ça vaut le coup qu'il vienne ici.

Parce que c'est eux qui font que je suis moi.

Voilà mes réflexions du week-end.

Et gros coup de grisou pour finir. Parce qu'un week-end c'est jamais 100% réussi.
Mes parents ne viendront pas me voir avant septembre.
Je m'étais fait une joie de les voir pour mon anniversaire. C'est ma faute, je me fais des films et je m'étais que ce serait bien d'avoir un chouette anniversaire pour une fois.
Naître fin juin c'est toujours pendant les exams, le jour des résultats ou en pleines révisions. Où on a pas la tête à ça, entre deux eaux.
Et pour une fois que je suis posée. Réunir des gens que j'aime, en faire venir d'autres et passer une soirée pour moi.
Et ben non.
Tant pis.
J'avais qu'à pas me faire des films.
De toute manière les choses ont l'importance qu'on leur donne.
De toute manière j'aime pas mon anniversaire.
J'ai raté les 30 ans de deux amis de la liste ci-dessus et le mariage d'une autre grâce à une superbe année merdique. Je vais quand même pas la finir en beauté cette année!

"J'irai plus dans vos fêtes elles sont tristes à pleurer.
Comme un sourire de clown comme la pluie sur l'été." chantonne Renaud dans mon tympan gauche.

Mais bon ça c'est valable pour ma bougonnerie du mois de juin (certains c'est les fêtes de Noël qui les rend cafardeux, moi c'est le mois de juin).
Parce que la fête samedi soir c'était très agréable,
et voir des gens amoureux et heureux, surtout des gens que j'aime, ça fait toujours chaud au coeur.
ça me déculpabilise de mon propre bonheur, et me redonne espoir en l'humanité.
Et tout simplement, ça FAIT DU BIEN !

...
alors je récapitule : deux cuiller à soupe de cointreau, une de sucre de canne, le jus d"un citron et la bouteille de champagne.
Profitons-en, je commence à apprécier les bonnes boissons!

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