Et me revoilà,
les doigts pleins de mots qui sont restés muets si longtemps.
(Ne cherchez pas de sens à ma phrase, c'est une licence poétique de niveau 4).
Si j'étais étudiante je dirai que je sèche. Mais aujourd'hui je fais grève.
Le genre qui sert à rien puisque je suis toute seule.
Mais le fait est que je finis cette année sur la jante et que je fais un arrêt d'urgence pour éviter l'explosion de pneu.
Mais remontons le temps pour expliquer.
Des vacances de février jusqu'à la fin des vacances d'avril : écriture du mémoire.
Autant poser des mots sur ce blog me vient aisément, autant il m'est difficile de disserter des heures sur : "chercher à savoir s’il est possible de conduire un apprentissage efficace de l’activité lutte dans des conditions de travail minimales."
J'en conviens, je n'ai pas un sujet facile et pas moyen de copiter sur des copains ... je n'ai trouvé aucun mémoire approchant celui là.
Donc galère.
Et plus une chose me rebute, plus de temps il me faut pour m'y mettre et une fois dedans, je mouline et pédale dans la semoule. Et donc ça me rebute encore plus.
C'est ma faute certes, je suis comme ça. Mais faudra bien faire avec.
"Si seulement dans ce qu'on est on pouvait faire un choix,
seulement voilà ... on peut pas." me chante la jolie Jeanne Cherhal.
Dernier jour des vacances je reçois un nouveau mail de mon directeur de mémoire, le dernier d'une très longue correspondance.
"Bravo, ton mémoire est prêt à être imprimé."
Youpi! J'ai l'impression d'avoir enfin éliminé le boss de fin de niveau du méchant dragon IUFM. En prime je gagne un objet magique : la fiche de suivi remise par mon dirlo qui me permet de déclarer fini mon mémoire et de le rendre (enfin!).
Et là, me direz vous tout heureux, nous sommes début mai et tu as fini ton année!
Que nenni.
Je soutiens (des fois qu'il tomberait) mon mémoire le 31 mai (10 minutes de blabla où je parle de mon mémoire mais sans trop en parler sinon ça fait redite, suivi de 10 minutes de questions).
Et durant 3 semaines je suis en stage à Vence, en grande section de maternelle.
Ces 3 semaines là sont à la fois géniales et éprouvantes de fatigue mais me prouve une fois de plus que j'aime vraiment ce métier, du plus profond de moi.
Il commence à faire très chaud, le retour à la maison le soir ne se fait pas sans 3/4 d'heure d'embouteillages, les petits demandent beaucoup de présence et d'attention.
Et l'adrénaline est au rendez-vous. J'enchaîne les 3 semaines en dormant peu, travaillant énormément. Mais heureuse.
Fin du stage. Week-end pour préparer mon retour dans mon autre stage (le filé, celui qui m'amène chaque mardi avec des CE1-CE2). Allez hop, une journée pour préparer.
Fin du mardi, préparer la soutenance du mémoire qui a lieu le surlendemain.
Jeudi : soutenance du mémoire.
Puis ... le vide ... le néant.
Plus d'envie, la pression inutile mais qui ne redescend pas (l'effet que doit ressentir un ballon d'hélium qui est perché et qui veut descendre mais non, il reste bloqué au plafond).
Et le lundi, retour à l'iufm.
Et là ... j'y arrive plus!
J'ai une maison en vrac,
un Chéridemoi qui me manque parce que j'ai passé tous mes week-end à bosser et mes soirées à bosser ou bien à m'effondrer de sommeil,
une vie sociale à reconstruire ("Nan là je peux pas je bosse et pis demain j'ai cours/stage/mémoire/piscine/migraine"),
des tonnes de livres à lire, ils me manquent eux aussi (même si c'est pas pareil),
des films à voir,
du temps à rien faire,
du temps à regarder pousser mes radis et grossir mes poivrons (pensez pas à mal je parle réellement de légumes...).
Et je suis obligée de passer mes journées dans des salles infâmes, à écouter parler des gens.
C'est au-delà de mes forces!
(bon d'accord, je tombe un peu dans le mélo, mais c'est mon blog de moi je fais ce que j'y veux) .
Nous finissons l'année le 3 juillet mais ...
Le restaurant de l'iufm est fermé depuis le 1er juin
(du coup on mange des boites de salade, vautrés sur la pelouse, bronzant au soleil, il y a pire c'est vrai)
la bibliothèque nous interdit d'emprunter livres
"Mais enfin, il s'est fini quand votre stage!"
"Il se finiRA le 3 juillet madame ... et j'aimerais continuer de préparer les leçons voyez vous!"
"aaaah mais il faut voir avec la chef alors parce que nous on peut rien faire et puis on doit faire l'inventaire alors..."
Des collègues ont résisté et on demander la réouverture des prêts.
Alors ce matin lorsque j'ai vu que "la chef" du centre de prêt a dit :
"Niet, pas emprunter livre, c'est comme ça et je vous merde."
Je me suis dis zut, flûte crutte (en fait j'ai pas dit tout à fait ça mais j'épargne vos chastes yeux),
il fait tout gris,
il fait tout fatigue,
je veux pas y aller,
puisque tout est fermé et que là bas plus personne ne fout rien j'y vais pas...
"J'veux pas y'aller à [cette journée], j'ai pas l'moral, j'suis fatigué, ils nous en voudront pas, allez on n'y va pas."
me chantonne Benanar près de mon oreiller.
Et bien vous savez quoi?
J'ai rangé des choses dans ma maison, fait une lessive qui sent bon quand on l'étend,
regardé "Little Miss Sunshine", grand plaisir,
et pour couronner le tout : allongée sous la chaude couette, regardé la pluie tomber, fenêtre ouverte, vent frais du matin, écouté le tonnerre...
Et pour pouvoir profiter de ce moment là, j'ai séché aussi cet après-midi.
Et voilà.
Là je me sens bien mieux.
Et ça valait le coup puisque je vous ai enfin écrit !
Allergie fraternelle
-
Parce qu'au prick test chez l'allergo, lorsqu'on expose le Grumeau à une
dose infinitésimale de Furax urticant la réaction est immédiate : prurit,
éry...
Il y a 6 ans

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire